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Un prix pour se distinguer

A voir le nombre de photographes amateurs tentant de se professionnaliser sous couvert du dispositif auto entrepreneurial, on dirait bien que ce métier fait encore rêver ...
Pourtant, et on s'en rend facilement compte en recensant les disparitions d'enseignes sur tout le territoire, les bonnes années sont plutôt passées qu'à venir.
A l'ère du numérique, faut-il sombrer dans le négatif ou y a-t-il encore du positif dans le viseur ?
Rencontre avec Philippe Gal, photographe à Aime.

Photo : Philippe GalQuel est votre parcours de photographe ?
Philippe Gal : "Mon grand-père était déjà passionné de photo et Michèle, ma mère, a créé son studio en 1953, j'ai baigné très tôt dans la technique du labo noir et blanc. Après un CAP de dessin industriel, je suis monté à Paris pour suivre les cours d'une école de photo."
"Mon deuxième CAP en poche, j'ai effectué un stage chez Mr Liégeois qui m'a formé au studio et à l'éclairage puis chez Mr Baud à Annemasse. Dans son studio de photo industrielle, en photographiant des chaudière, des meubles et toutes sortes d'objets.... j'ai acquis la maitrise de la lumière."
"Je suis revenu à Aime en 1981 pour travailler dans le studio familial que j'ai repris en 1988."
Parlez-nous du prix que vous venez de recevoir ...
"Je suis membre du GNPP (Groupement  National de la Photographie Professionnelle - ndlr), c'est un syndicat qui permet la rencontre et l'échange avec d'autres photographes. Tous les deux ans le GNPP organise un concours interne. J'ai concouru dans la catégorie "portrait et mariage" et présenté six photos sur chaque thème : 230 dossiers ont été présenté, au final 30% des photographes ont obtenu le titre de Portraitiste de France. C'est un titre donné pour 4 ans, il faut donc toujours continuer à travailler et à se remettre en cause."
"C'est la première fois que je montre ainsi mes photos ... je ne savais pas vraiment à quel niveau me situer. C'est une très très bonne surprise !"
Que va vous apporter cette distinction ?
"Sans doute plus de reconnaissance. Aujourd'hui n'importe qui peut s'installer photographe, cette distinction va me permettre de faire valoir mon expérience et faire reconnaitre une maîtrise des fondamentaux de la photographie."
"Je ne veux pas être trop pessimiste, mais le comptoir travaux étant en baisse constante, la prise de vue sociale (identité, portrait et mariage - ndlr-), publicitaire et l'industrielle permet de maintenir une activité malgré tout ..."

Plutôt confiant dans l'avenir alors ?
"C'est vrai qu'il suffit d'aller voir sur les sites internet des artisans ou des hébergeurs de la vallée pour se rendre compte qu'il y a encore fort à faire pour en améliorer la qualité iconographique ... Il y a encore du travail en photo !"
C'est bientôt la saison des mariages, quels conseils donneriez-vous aux futurs mariés ?
"En faisant appel à un photographe distingué par le GNPP, ils auront une certaine garantie sur la qualité du travail qui leur sera présenté."
"Pour une journée unique comme celle là ce n'est pas un tarif, le plus bas possible, que l'on achète mais bien une belle image, un style et une qualité relationnelle ... et cela s'obtient en s'adressant à un professionnel expérimenté et formé !"